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Passation de pouvoir au Costa Rica : Laura Fernández succède à Rodrigo Chaves

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Passation de pouvoir au Costa Rica : Laura Fernández succède à Rodrigo Chaves


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Le 8 mai 2026, Laura Fernández a officiellement pris ses fonctions en tant que 50e présidente du Costa Rica, devenant la deuxième femme à diriger le pays après Laura Chinchilla (2010-2014). Âgée de 39 ans, cette politologue formée à l’Université du Costa Rica possède un profil technique marqué par une spécialisation en politiques publiques et une expérience au sein du secteur public, ayant notamment été une collaboratrice proche du président sortant, Rodrigo Chaves.

La campagne de Mme Fernández s’est structurée autour de l’idée de continuité, s’appuyant sur le bilan économique de l’administration précédente. Selon les données officielles citées par le parti au pouvoir, ce bilan inclut une croissance économique de 5 %, une réduction du chômage de 13 % à environ 7 %, une inflation négative et une baisse de la pauvreté à 15,5 % en 2025. Ces résultats, combinés à un discours axé sur la lutte contre la corruption, ont trouvé un écho favorable auprès d’une partie de l’électorat, le Centre de recherche et d’études politiques de l’Université du Costa Rica ayant mesuré une évaluation positive de 58 % pour la gestion de M. Chaves.

Quién es Laura Fernández, la nueva presidenta de Costa Rica que promete mano dura contra la inseguridad - BBC News Mundo

Priorités et défis du nouveau gouvernement

Pour son mandat de quatre ans, la présidente Fernández a défini plusieurs axes prioritaires :

  • Sécurité et justice : Face à un taux d’homicides record en 2025 (16,7 pour 100 000 habitants, dont 70 % liés au trafic de drogue selon l’Agence d’enquête judiciaire), elle a promis une « main de fer » contre le crime organisé. Ses mesures incluent le renforcement des contrôles institutionnels pour contrer l’infiltration du narcotrafic et l’inauguration prochaine d’une méga-prison à La Reforma.
  • Infrastructures et réformes : Elle s’est engagée à poursuivre des projets routiers majeurs, tels que les routes San José – San Ramón, San Carlos, la Route 32 et la section Limonal – Barranca. Par ailleurs, elle a évoqué des réformes concernant l’exploitation aurifère illégale à Crucitas, l’abolition des retraites de luxe et la promotion d’horaires de travail flexibles.
  • Politiques sociales : Dans son discours inaugural, Mme Fernández a souligné son intention de mener des actions ciblées pour les femmes, les enfants, les populations autochtones et les communautés côtières, affirmant sa volonté de bâtir un pays plus prospère et égalitaire.

Bien que son élection ait été validée par une majorité d’électeurs, la passation de pouvoir a également mis en lumière une polarisation au sein de la société costaricienne, marquée par des manifestations et des signes de désapprobation lors de son discours inaugural.

 Maintenant que Laura Fernández est au pouvoir, quel futur attend réellement le Costa Rica : le pays réussira-t-il à maintenir sa croissance économique tout en réglant ses problèmes de sécurité, ou ces changements risquent-ils de diviser durablement les citoyens et de fragiliser la démocratie du pays ?